La 17e édition du MaMA Music & Convention se tient du 14 au 16 octobre à Paris : 150 artistes dans une dizaine de salles et plus de 120 conférences pour la filière.
Le MaMA Music & Convention tient sa 17e édition du mercredi 14 au vendredi 16 octobre 2026, entre Pigalle et Montmartre. Le rendez-vous associe une convention professionnelle les 14 et 15 octobre et un festival de découvertes réparti sur les trois soirées. Pour les agences de booking, les labels et les programmateurs français, il reste le principal point de rassemblement de la filière à Paris avant la saison d'hiver.
Une dizaine de salles pour 150 concerts
La programmation musicale annonce 150 artistes répartis dans une dizaine de lieux concentrés sur les boulevards de Clichy et de Rochechouart : FGO-Barbara, La Cigale, Le Trianon, l'Élysée Montmartre, La Boule Noire, Les Trois Baudets, Backstage By The Mill, La Machine du Moulin Rouge. Seul le centre culturel Jacques Bravo, dans le 9e arrondissement, sort de ce périmètre. La Machine du Moulin Rouge reste le point d'ancrage club du parcours, avec son sous-sol et sa Chaufferie.
Fin août, 84 noms étaient publiés sur les 150 attendus, dont 60 projets français et 24 internationaux. Le plus gros contingent venu d'outre-mer est réunionnais, avec six artistes. Les soirées affichaient alors respectivement 16, 23 et 19 artistes confirmés, le reste de la programmation étant dévoilé par vagues jusqu'à l'ouverture. Absolem, Imarhan et Flora Hibberd figurent parmi les projets déjà annoncés, aux côtés de Chloëmoi, Gabriel Kröger, Anaïs Cardot et Luxie.
Plus de 120 conférences en deux jours
La convention condense plus de 120 conférences sur les 14 et 15 octobre, avec plus de 400 intervenants annoncés : artistes, dirigeants de structures, chercheurs, sociologues et économistes. Les sujets retenus cette année tournent autour des transitions économiques du secteur, de la crise des festivals, de la financiarisation de la musique, des modèles de rémunération du streaming, de la billetterie, de la sécurité événementielle, des droits des artistes et des enjeux environnementaux.
Le Théâtre de l'Atelier accueille les grands débats, dont un consacré au parcours d'Oklou ; Youssef Swatt's fait également partie des intervenants annoncés. Le Trianon concentre le volet technologique avec l'espace MaMA Invent, le CosyLab, un village de startups et une quinzaine de conférences dédiées aux outils, à l'intelligence artificielle et à la distribution.
Ce que pèse le rendez-vous
Le bilan de l'édition 2025 donne la mesure de l'événement : 6 822 accrédités professionnels issus de 68 nationalités, 2 276 structures représentées, 411 accréditations médias et 4 968 pass grand public. La convention avait alors réuni 605 intervenants, avec 51 % de femmes parmi les panélistes et environ la moitié des projets programmés portés par des femmes ou des personnes non binaires.
Le MaMA est soutenu par le ministère de la Culture, le Centre national de la musique, la Commission européenne, la Région Île-de-France et la Ville de Paris. Ce financement public explique en partie la place donnée aux sujets de politique culturelle, au moment où plusieurs festivals français ont annoncé des jauges réduites ou des reports pour 2026.
Tarifs
Le pass Music est affiché à 23 euros pour un soir et 49 euros pour les trois soirées, le pass Pro à 150 euros et le pass Étudiant à 75 euros. Le palier early bird a pris fin le 10 septembre. Les pass ne sont ni modifiables ni remboursables. La convention n'est accessible qu'avec le pass Pro ou Étudiant ; le pass Music ne couvre que les concerts du soir.
Un terrain de travail pour les DJs et les agences
Le MaMA n'est pas un festival électro, et sa programmation reste dominée par les musiques actuelles au sens large. Son intérêt pour la scène club se situe ailleurs : c'est l'un des rares moments de l'année où bookers, tourneurs, programmateurs de salles, responsables de festivals et représentants d'organisations professionnelles françaises se trouvent réunis sur trois jours et un périmètre de quelques centaines de mètres.
Pour un DJ qui cherche à structurer sa carrière en France, l'enjeu est moins de jouer que d'y être représenté. Les créneaux de rendez-vous, les conférences sur la billetterie et la sécurité événementielle, et le village de startups donnent une lecture concrète de l'état du marché pour la saison à venir. Les artistes sans agence peuvent aussi y identifier les structures qui recrutent, dans un contexte où les budgets de programmation se resserrent et où les festivals arbitrent plus tôt leurs line-ups.
