SoundSwitch 2.11 s'ouvre à rekordbox : la lumière pilotée par le set arrive dans l'écosystème AlphaTheta

SoundSwitch 2.11 s'ouvre à rekordbox : la lumière pilotée par le set arrive dans l'écosystème AlphaTheta

Par Crown Artist · · 3 min de lecture

Avec la version 2.11, SoundSwitch se connecte à rekordbox et aux CDJ via PRO DJ LINK Bridge. Ce que la mise à jour permet, ce qu'elle coûte et ce qu'elle exclut.

Le 24 septembre 2026, SoundSwitch a publié la version 2.11 de son logiciel d'éclairage automatisé. La nouveauté principale tient en une ligne : le logiciel fonctionne désormais avec rekordbox et avec le matériel AlphaTheta/Pioneer DJ. AlphaTheta a confirmé l'intégration le même jour sur le site officiel de rekordbox, pour la version 7.2.19 du logiciel sur Mac et Windows, ainsi que pour PRO DJ LINK Bridge.

Un rapprochement entre deux écosystèmes concurrents

SoundSwitch appartient à inMusic, le groupe qui détient notamment Denon DJ et Engine DJ, concurrent direct d'AlphaTheta sur le marché des platines et des contrôleurs. Jusqu'ici, le logiciel ne dialoguait qu'avec Serato DJ Pro, VirtualDJ et les machines Engine DJ. Les DJs travaillant sur rekordbox devaient se contenter du mode Lighting intégré au logiciel d'AlphaTheta, plus limité en bibliothèque d'appareils.

L'ouverture à rekordbox couvre donc l'environnement le plus répandu en club : la très grande majorité des cabines professionnelles en Europe restent équipées de CDJ et de mixeurs DJM.

Ce que permet la version 2.11

Le principe de SoundSwitch reste le même : le logiciel analyse les morceaux de la bibliothèque et génère un « autoscript », c'est-à-dire un show lumineux calé sur la structure du titre (intro, breaks, montées, drops). Le DJ peut aussi écrire ses propres scripts morceau par morceau.

Les principaux ajouts de la 2.11 :

  • Intégration native rekordbox : les morceaux joués dans rekordbox déclenchent leurs scripts lumière.
  • PRO DJ LINK Bridge : SoundSwitch lit les informations des lecteurs AlphaTheta/Pioneer DJ reliés en Ethernet. Une fonction jusqu'ici réservée aux outils professionnels d'éclairage et de VJing.
  • 128 Static Looks répartis en quatre banques, avec déclenchement de plusieurs looks simultanés.
  • Autoloops synchronisés au tempo pour les morceaux non analysés et ceux lus depuis un service de streaming.
  • Nouveaux effets de mouvement, réglages de fondu et prise en charge MIDI pour des contrôleurs tiers.

Côté lumière, SoundSwitch pilote jusqu'à deux univers DMX (1 024 canaux), ainsi que des éclairages grand public Philips Hue et Nanoleaf.

Matériel compatible et limites

Via PRO DJ LINK Bridge, AlphaTheta liste comme compatibles les CDJ-3000X, CDJ-3000, CDJ-1500X, les mixeurs DJM-V10 / V10-LF et DJM-A9. En passant directement par rekordbox (ordinateur connecté), tout le matériel compatible rekordbox est pris en charge.

La mise à jour exclut en revanche les systèmes autonomes tout-en-un comme l'XDJ-RX3, l'Opus Quad ou l'XDJ-AZ dans un usage sans ordinateur : PRO DJ LINK ne concerne que le matériel de cabine professionnel. Autre limite relevée par Digital DJ Tips : la prise DMX intégrée du contrôleur Rane/Pioneer FLX10 n'est pas utilisable, une interface DMX dédiée reste nécessaire.

Le coût réel de l'installation

L'intégration suppose deux abonnements. Côté AlphaTheta, un plan rekordbox Creative ou Professional est exigé. Côté SoundSwitch, la licence coûte 7,99 dollars par mois, 79,99 dollars par an, ou 199 dollars en licence perpétuelle valable pour toutes les versions 2.x. Il faut y ajouter une interface : la Micro DMX à 39,99 dollars ou la surface de contrôle Control One à 299,99 dollars. Les prix en euros n'étaient pas communiqués au moment de l'annonce.

Ce que cela change pour les DJs et les organisateurs

Pour un DJ résident ou un organisateur de soirées dans une salle de taille moyenne, sans éclairagiste à plein temps, SoundSwitch permet d'obtenir un show synchronisé sans intervention humaine en cabine. Jusqu'ici, un DJ habitué à rekordbox devait soit changer de logiciel, soit se passer de l'outil.

Pour les DJs indépendants qui se produisent dans des bars, des mariages haut de gamme ou des événements d'entreprise, l'argument est aussi commercial : proposer une prestation son et lumière cohérente, préparée à l'avance, avec des scripts attachés à ses propres morceaux. Dans un marché du booking où les organisateurs comparent de plus en plus des prestations complètes, la capacité à livrer une production visuelle soignée, même sur une petite jauge, devient un critère de différenciation. Reste à intégrer le coût des deux abonnements et de l'interface DMX dans le calcul de ses tarifs.

© AlphaTheta / rekordbox

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